COP17 à Erevan : les États doivent prouver que leurs promesses sur la nature tiennent
Ouverte le 19 octobre 2026 en Arménie, la COP17 sur la biodiversité doit réaliser le premier bilan mondial du cadre de Kunming-Montréal. Selon un rapport publié le 15 octobre, moins de la moitié des cibles évaluées sont sur la bonne voie, et la facture, 200 milliards de dollars par an d'ici 2030, reste au centre des négociations.

L'essentiel
- La COP17 sur la biodiversité s'est ouverte le 19 octobre 2026 à Erevan, en Arménie, avec plus de 10 000 délégués selon Down To Earth.
- Le cadre de Kunming-Montréal, adopté en 2022 par 196 pays, compte 23 cibles à atteindre d'ici 2030.
- Un rapport publié le 15 octobre 2026 indique que moins de la moitié des cibles évaluées sont sur la bonne voie.
- Le cadre prévoit au moins 200 milliards de dollars par an d'ici 2030, dont 30 milliards de financement international.
- Les États doivent tenter de finaliser la Yerevan Pathway, un ensemble de décisions pour accélérer la mise en œuvre.
La COP17 sur la biodiversité s'est ouverte à Erevan, en Arménie, le 19 octobre 2026. Selon Down To Earth, plus de 10 000 délégués y participent pour évaluer où en est le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022 par 196 pays. Le constat de départ est sévère : un rapport publié le 15 octobre indique que moins de la moitié des cibles évaluées sont sur la bonne voie.
Que se joue-t-il à la COP17 d'Erevan ?
La COP17 est le point d'étape du cadre de Kunming-Montréal, qui fixe 23 cibles à atteindre d'ici 2030, selon Down To Earth. La conférence dure 11 jours, d'après le même média.
Les gouvernements doivent réaliser le premier bilan mondial des progrès collectifs depuis 2022, à partir des rapports nationaux et des stratégies actualisées, indique ONU Info. L'examen doit repérer les avancées et les domaines où les efforts doivent être intensifiés.
Les délégués cherchent aussi à finaliser la « Yerevan Pathway », un ensemble de décisions destinées à accélérer la mise en œuvre et à combler les lacunes de financement, d'après Down To Earth. Des négociations sur le Protocole de Carthagène et le Protocole de Nagoya se tiennent en parallèle.

Pourquoi les promesses de 2022 patinent-elles ?
Le rapport « State of Biodiversity Action », publié le 15 octobre 2026 par le Secrétaire général de l'ONU António Guterres, conclut que moins de la moitié des cibles évaluées sont sur la bonne voie (source : Down To Earth). Des organisations de la société civile estiment même que la situation s'est dégradée, toujours selon ce média.
Les causes de l'érosion du vivant sont connues et figurent à l'ordre du jour, selon ONU Info :
- les changements d'utilisation des terres et des mers
- la surexploitation des espèces
- le changement climatique
- la pollution
- les espèces exotiques envahissantes
L'ONU demande aussi aux gouvernements de s'attaquer aux politiques économiques qui freinent la transition, notamment les incitations néfastes pour la nature et les pratiques de consommation non durables. Les sources ne chiffrent pas ces incitations et ne disent pas quels pays sont concernés.
Qui doit payer, et combien ?
Le cadre de Kunming-Montréal prévoit de mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d'ici 2030, toutes sources confondues, dont au moins 30 milliards par an de financement international, selon ONU Info. Le cadre comprend aussi l'objectif de protéger 30 % des terres et des mers d'ici 2030, dit « 30 par 30 ».
Les sources ne donnent pas le montant réellement mobilisé à ce jour, ni la part de chaque pays. On ne peut donc pas dire ici qui est en retard sur ses versements.
Le Fonds de Cali, créé à la COP16 en Colombie, doit recueillir des contributions des entreprises qui tirent profit des données génétiques numériques. Il vise à financer la conservation et à soutenir notamment les peuples autochtones, selon ONU Info. Sa mise en œuvre fait partie des discussions d'Erevan.

Un pays hôte lui-même sous le regard des ONG
Selon Down To Earth, le gouvernement arménien a récemment autorisé l'exploitation de la mine d'or d'Amulsar, malgré des préoccupations environnementales et de droits humains qui durent depuis des années. La Global Forest Coalition demande à l'Arménie, à la Convention sur la diversité biologique et aux gouvernements présents d'affronter ces contradictions.
Greenpeace a de son côté déployé une montgolfière portant le message « Delay is Destruction » à Garni, avant les négociations, et demande des actions concrètes sur les lacunes de mise en œuvre.
Ce qui peut encore bouger d'ici 2030
Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, a déclaré que « l'action en faveur de la nature porte ses fruits » et appelé à mieux associer peuples autochtones, communautés locales, femmes et jeunes aux décisions. Elle demande aussi plus d'engagement des villes, des entreprises et des institutions financières.
La présidence de la COP17 doit travailler avec les gouvernements à des mesures intermédiaires pour remettre les cibles sur la bonne voie dans les quatre prochaines années, selon Down To Earth. Les délégués peuvent finaliser la Yerevan Pathway, un ensemble de décisions visant à combler les lacunes mises en évidence par le bilan mondial, selon Down To Earth. La conférence doit durer encore 11 jours, selon Down To Earth.
Vos questions
Qu'est-ce que le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal ?
C'est un cadre adopté en 2022 par 196 pays, qui fixe 23 cibles à atteindre d'ici 2030, selon Down To Earth. Il prévoit notamment de protéger 30 % des terres et des mers d'ici 2030, objectif dit « 30 par 30 », et de mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an, selon ONU Info.
Pourquoi la biodiversité est-elle en danger ?
Selon ONU Info, les causes de l'érosion du vivant sont les changements d'utilisation des terres et des mers, la surexploitation des espèces, le changement climatique, la pollution et les espèces exotiques envahissantes. L'ONU demande aussi aux gouvernements de s'attaquer aux politiques économiques qui freinent la transition, comme les incitations néfastes pour la nature et les pratiques de consommation non durables.
Que se joue-t-il à la COP17 d'Erevan ?
Les gouvernements doivent y réaliser le premier bilan mondial des progrès collectifs depuis 2022, d'après ONU Info. La conférence s'est ouverte le 19 octobre 2026 en Arménie et dure 11 jours. Les délégués cherchent aussi à finaliser la « Yerevan Pathway », un ensemble de décisions pour accélérer la mise en œuvre et combler les lacunes de financement, selon Down To Earth.
Sources & Références
- ONU Info — Biodiversité : à Erevan, l’ONU veut passer des promesses aux actes, 19 octobre 2026 source principale
- Down To Earth — Yerevan Pathway: COP17 formally opens in Armenia source complémentaire
- Photo — Entrée du site de la COP17 sur la biodiversité à Erevan, avec la bannière « Taking Action for Nature ». Mammysou17, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. Choisie et vérifiée par IA (pertinence, légende fidèle à la description du fichier, licence libre).
- Photo — Délégués applaudissant lors de l'adoption du cadre de Kunming-Montréal à la COP15 en décembre 2022. UN Biodiversity, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons. Choisie et vérifiée par IA (pertinence, légende fidèle à la description du fichier, licence libre).
- Photo — Vue d'Erevan avec le mont Ararat enneigé à l'arrière-plan, au printemps. Serouj Ourishian, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons. Choisie et vérifiée par IA (pertinence, légende fidèle à la description du fichier, licence libre).
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Citer cet article : Rupturat, « COP17 à Erevan : les États doivent prouver que leurs promesses sur la nature tiennent », 20 octobre 2026, rupturat.com/planete/cop17-erevan-bilan-cadre-kunming-montreal-biodiversite/.
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