# Aphasie : une journée nationale pour dire qu'on perd ses mots, pas sa pensée

> Le 20 octobre 2026, la France organise la première journée nationale de l'aphasie, décidée par le ministère de la Santé. Ce trouble du langage touche plus de 300 000 personnes dans le pays, sans altérer leur intelligence, mais seuls 5 % des personnes interrogées dans une étude internationale le connaissent.

- URL : https://rupturat.com/sante/aphasie-journee-nationale-premiere-mondiale-france/
- Rubrique : Santé
- Publié le : 21 octobre 2026 (mis à jour le 23 octobre 2026)
- Éditeur : Rupturat (https://rupturat.com)
- Image : Schéma : les aires de Broca et de Wernicke, reliées par un faisceau de fibres, sur un cerveau vu de profil. (OpenStax College, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:1605_Brocas_and_Wernickes_Areas-02.jpg)
- Sujets : Aphasie (https://www.wikidata.org/wiki/Q2836), Journée nationale de l'aphasie, Ministère de la Santé (France) (https://www.wikidata.org/wiki/Q104162736), The Conversation (https://www.wikidata.org/wiki/Q7727516), Noam Chomsky (https://www.wikidata.org/wiki/Q9049), Accident vasculaire cérébral (https://www.wikidata.org/wiki/Q12202)

## Ce qu'il faut retenir

- Plus de 300 000 personnes sont atteintes d'aphasie en France, avec environ 35 000 nouveaux cas par an, selon The Conversation.
- La première journée nationale de l'aphasie a lieu le 20 octobre 2026, sur décision du ministère de la Santé, présentée comme une première mondiale.
- Trois mois après un AVC, 93 % des personnes aphasiques présentent une forte détresse psychologique, contre 50 % des personnes sans aphasie.
- L'aphasie, causée le plus souvent par un AVC ou un traumatisme crânien, altère le langage mais pas nécessairement le raisonnement ni la capacité de décision.
- Seuls 5 % des personnes interrogées dans une étude internationale connaissent l'aphasie.

L'aphasie est un trouble du langage, le plus souvent causé par un AVC ou un traumatisme crânien, qui touche plus de 300 000 personnes en France selon The Conversation. Le 20 octobre 2026, le pays tient la première journée nationale de l'aphasie reconnue officiellement par un gouvernement, une première mondiale d'après la même source. Cette journée résulte d'une décision du ministère de la Santé, et handicap.gouv.fr présente l'aphasie comme un handicap encore largement méconnu.

## Aphasie : de quoi parle-t-on, et d'où vient-elle ?

L'aphasie est un trouble du langage provoqué, le plus souvent, par un AVC ou un traumatisme crânien qui atteint les régions du cerveau chargées du langage. Elle peut toucher n'importe qui, à tout âge, selon Didier Courbet, auteur de l'analyse publiée par The Conversation.

Elle se manifeste de façon très variable : difficulté à trouver ses mots, à lire, à écrire, parfois à comprendre des phrases longues ou compliquées. Ce n'est ni un trouble mental ni une déficience intellectuelle. Les pensées, le raisonnement, les émotions et la capacité de décision peuvent rester intacts.

Après un AVC, près d'une personne sur quatre vit avec une aphasie chronique. On compte environ 35 000 nouveaux cas par an en France.

## Pourquoi on peut perdre ses mots sans perdre sa pensée

Les régions cérébrales du langage ne sont pas forcément celles qui servent à calculer, à raisonner ou à comprendre les relations sociales. Une lésion dans les premières ne fait donc pas nécessairement disparaître les secondes.

Pendant longtemps, de nombreux linguistes et philosophes, dont Noam Chomsky, ont placé le langage au centre de la pensée. Une synthèse récente parue dans la revue Nature tend à montrer que le langage sert surtout à communiquer nos pensées plutôt qu'à les produire, d'après The Conversation. L'auteur de l'analyse précise que les recherches sur ces questions n'en sont qu'à leurs débuts.

Les études citées vont dans le même sens sur quatre points :

- des personnes avec de graves lésions du langage résolvent des problèmes logiques complexes ;
- certaines personnes aphasiques sévères conservent leur intelligence sociale et comprennent les raisons du comportement d'autrui ;
- l'algèbre et la grammaire des phrases n'utilisent pas les mêmes réseaux cérébraux, ce qui permet de faire des calculs difficiles malgré de grandes difficultés à construire des phrases ;
- l'analyse de faits et le test d'hypothèses mobilisent des capacités qui fonctionnent en dehors des réseaux du langage.

Une réserve : si l'AVC touche aussi des régions impliquées dans le jugement et la décision, ces capacités peuvent être altérées, indépendamment de l'aphasie. D'où la nécessité d'évaluer chaque personne.

## Aphasie et souffrance psychologique : les chiffres

Trois mois après un AVC, 93 % des personnes aphasiques présentent une forte détresse psychologique, contre 50 % des personnes ayant eu un AVC sans aphasie, selon les travaux cités par The Conversation. La dépression est fréquente, apparaît souvent dès les premiers mois et touche encore de nombreuses personnes plusieurs années après l'AVC.

L'aphasie est aussi, selon l'auteur, le handicap qui entraîne la plus forte baisse de la qualité de vie. Elle complique les conversations, le travail, les démarches courantes et peut empêcher d'exprimer des besoins simples.

Une partie de cette souffrance vient du regard des autres. Une personne qui parle lentement ou cherche ses mots est parfois confondue avec quelqu'un qui présente des difficultés intellectuelles, et les personnes aphasiques redoutent d'être prises pour « séniles ». Beaucoup finissent par parler moins, sortir moins, et s'isoler.

## Qui paie le prix de la méconnaissance ?

Selon l'auteur, une partie de la souffrance des personnes aphasiques vient du regard des autres, et la journée vise aussi à mieux montrer la souffrance de leurs proches aidants. Seuls 5 % des personnes interrogées dans une étude internationale connaissent l'aphasie, alors que plus de 300 000 Français en souffrent.

L'auteur pointe aussi un défaut dans les institutions. Certains professionnels de santé reçoivent peu de formation sur ce handicap pendant leurs études, ce qui peut compliquer l'accès à des soins adaptés et retarder le repérage de l'anxiété et de la dépression. Les sources ne chiffrent pas ce retard et ne disent pas qui finance quoi dans cette journée.

## Aphasie : comment communiquer et comment aider

Selon The Conversation, plusieurs gestes simples facilitent l'échange avec une personne aphasique :

- lui parler directement ;
- lui laisser le temps de répondre ;
- ne pas l'interrompre ni terminer ses phrases à sa place ;
- utiliser des dessins, des images, des gestes ou quelques mots écrits ;
- continuer à la solliciter dans les conversations et les activités sociales pour éviter l'isolement.

Les personnes aphasiques elles-mêmes utilisent souvent des gestes ou désignent des objets ou des images pour contourner leurs difficultés. Elles peuvent aussi dire un mot pour un autre, ou « oui » pour « non », et s'en rendent souvent compte et se corrigent, ce qui ne signifie pas que leur raisonnement soit incohérent.

## Ce que la journée du 20 octobre peut changer

La journée nationale poursuit quatre objectifs, d'après l'auteur : faire connaître l'aphasie et combattre les préjugés, montrer ses conséquences quotidiennes, y compris pour les aidants, promouvoir de meilleures façons de communiquer, et encourager la recherche et l'innovation.

L'analyse propose aussi des leviers concrets : former les psychologues et psychiatres pour faciliter l'accès à des psychothérapies adaptées, et sensibiliser les agents des administrations pour adapter l'accueil et les documents, donner plus de temps et simplifier les démarches. Ce sont des recommandations de l'auteur, pas des mesures annoncées.

Les sources fournies ne détaillent ni les formes d'aphasie, ni les traitements, ni les critères de diagnostic. Pour ces questions, il faut se tourner vers un professionnel de santé. Rendez-vous le 20 octobre 2026 pour la première journée nationale.

## Questions fréquentes

**Qu'est-ce que l'aphasie ?**
L'aphasie est un trouble du langage, le plus souvent causé par un AVC ou un traumatisme crânien qui atteint les régions du cerveau chargées du langage. Elle se manifeste de façon très variable : difficulté à trouver ses mots, à lire, à écrire, parfois à comprendre des phrases longues ou compliquées. Ce n'est ni un trouble mental ni une déficience intellectuelle.

**Quelles sont les causes de l'aphasie ?**
Le plus souvent, un AVC ou un traumatisme crânien, qui atteint les régions du cerveau chargées du langage. Selon Didier Courbet, auteur de l'analyse publiée par The Conversation, elle peut toucher n'importe qui, à tout âge. Après un AVC, près d'une personne sur quatre vit avec une aphasie chronique.

**Comment communiquer avec une personne aphasique ?**
Il faut lui parler directement, lui laisser le temps de répondre et ne pas l'interrompre ni terminer ses phrases à sa place. Selon The Conversation, on peut aussi utiliser des dessins, des images, des gestes ou quelques mots écrits. Il est conseillé de continuer à la solliciter dans les conversations et les activités sociales pour éviter l'isolement.

## Sources & Références

- The Conversation France — Perdre ses mots, mais non son intelligence : la souffrance des personnes aphasiques : https://theconversation.com/perdre-ses-mots-mais-non-son-intelligence-la-souffrance-des-personnes-aphasiques-293558
- handicap.gouv.fr — Les articles de presse et les actualités : https://handicap.gouv.fr/les-articles-de-presse-et-les-actualites

Méthode : article rédigé par l'IA éditoriale de Rupturat à partir des 2 sources citées, vérifié automatiquement contre ces sources.
